#426 • Gibson’s Finest 12 ans

Gibson’s Finest 12 ans

40% alc./vol.
Hiram Walker & Sons Limited, Windsor, Ontario, Canada

Restons dans les whiskys canadiens aujourd’hui avec l’un peu moins illustre, du moins au Québec, Gibson’s Finest 12 ans.

La marque Gibson’s Finest en est une bien étrange. La marque fut créée en 1956 par l’américain John Gibson. Lors de la prohibition, la distillerie Schenley racheta la marque et commença à mettre en marché sa propre version du Gibson’s avec du whisky produit à sa distillerie de Valleyfield.

De nos jours, Gibson’s appartient aux écossais William Grant & Sons, la famille derrière le Glenfiddich. La production se fait pourtant chez Hiram Walker à Windsor, Ontario.

C’est aussi le whisky officiel de la Ligue Canadienne de Football.

Comme le disait si bien le journaliste, historien et écrivain américain William Lawrence Shirer (1904-1993):

Tu ne travailleras pas la journée du Sabbat, ce jour est consacré aux matches de football.

Teinte à peine ambrée et plutôt jaune pour un canadien.

Nez:
L’alcool est très présent pour un whisky à 40 degrés. Le blend de grain très jeune est ce qui saute le plus au nez, nappé d’un soupçon de vanille et de miel.

Bouche:
On reste dans le grain, la vanille et le miel, avec quelques petites épices qui tentent de sauver les meubles, mais qui frappent un mur devant sa texture incroyablement plate.

Finale:
Une chaleur moyenne perdure, mais un fort goût d’acétone est le seul souvenir qui reste après que les autres saveurs aient quitté le navire.

Équilibre:
Pas mauvais, mais comme canadian whisky de cet âge, on peut aisément trouver moins ennuyant.

Note:

#425 • J.P. Wiser’s Deluxe

J.P. Wiser’s Deluxe

40% alc./vol.
Hiram Walker & Sons Limited, Windsor, Ontario, Canada

Le plus grand des whiskys canadiens du mercredi soir, disponible pour des pinottes en SAQ, je ne vous mens pas, ça doit faire 4 bouteilles que j’achète en 2 mois, voici le J.P. Wiser’s Deluxe.

Établi depuis 1857, J.P. Wiser’s est le plus vieux whisky canadien produit en continu. C’est un whisky canadien avec un rapport qualité/prix assez imbattable. Beaucoup de gens vont lever le nez devant lors de leur magasinage, mais ce serait une erreur.

Bon, c’est certain qu’ils m’ont payé une belle visite de la distillerie l’automne dernier, mais je ne suis pas le seul à encenser cette distillerie, juste à lire la revue de l’année 2017 de mes acolytes chez Québec Whisky. C’est la définitivement meilleure distillerie commerciale canadienne. À date. Dur à croire que ça m’a pris autant de temps avant de critiquer leur expression de base…

Comme le disait si bien mon éternel pote le cardinal Léger (1904-1991) à sa servante:

Mieux vaut ne rien savoir que beaucoup savoir à moitié!

Orange pâle et doré, tournesol avec jambes qui prennent leur temps.

Nez:
Vanille, banane et érable. Grains de céréales assez proéminents. Quelques herbes et épices, mais rien ne crée de grandes attentes.

Bouche:
Fruits des champs, vanille avec très peu de bois et d’épices. Bonnes doses de caramel et de pouding chômeur. Très léger et sucré.

Finale:
On continue sur une courte vague de chêne et d’épices. Une petite amertume vient nous agresser vers la fin.

Équilibre:
Pas mauvais du tout, le plus grand des canadian whiskys de semaine.

Note: