#447 • Gibson’s Finest Sterling

Gibson’s Finest Sterling

40% alc./vol.
Hiram Walker & Sons Limited, Windsor, Ontario, Canada

Retour dans les whiskys canadiens aujourd’hui avec un blend de la gamme Gibson’s Finest, le Sterling.

C’est un assemblage de maïs, de seigle et d’orge maltée, qui est embouteillé sans mention d’âge. Selon la distillerie, c’est un whisky de qualité supérieure qui saura plaire aussi bien au connaisseur qu’au débutant.

Hmmmm…

Comme le disait si bien l’écrivain américain de science-fiction William Gibson, un des leaders du mouvement cyberpunk (1948-):

Si les Anglais peuvent survivre à leur cuisine, ils peuvent survivre à tout.

Assez clair, manque de ce roux typiquement canadien.

Nez:
On commence sur quelques épices vanillées, pour ensuite traverser un mince rideau d’alcool. De l’autre côté on est ravis de découvrir le rye et le maïs dans une confortable étreinte. Chêne, un peu de citron et de sirop de table.

Bouche:
Belle texture sirupeuse qui se traduit au goût par un raz-de-marrée de caramel crémeux et de sucre brun. Sirop d’érable même. Le seigle et les épices offrent une complémentarité bienvenue.

Finale:
Chaude et épicée, mais qui tombe rapidement en morceaux de métal, d’acétone et de fruits amers. Très désagréable.

Équilibre:
Assez impressionnant si on fait abstraction de sa finale horrible.

Note:

#440 • Lot No40 Cask Strength 12 ans

Lot 40 Cask Strength 12 ans

55% alc./vol.
Hiram Walker Distillery, Windsor, Ontario, Canada

Il y a quelques mois, chez Québec Whisky, nous recevions Spencer Gooderham, descendant de la lignée Gooderham & Worts et ambassadeur pour la distillerie Hiram Walker.

Certains d’entre vous ont sûrement entendu parler du fameux Lot No40 Rye Whisky, récipiendaire de nombreux prix et éloges, dont meilleur whisky aux Canadian Whisky Awards 2015.

Et bien un des grands succès de la soirée fut un de ses grands cousins, brut de fût et composé à 100% de seigle, le Lot No40 Cask Strength 12 ans. Il fait partie de la Northern Border Collection 2017. En voici sans plus tarder la critique.

Comme le disait si bien l’acteur et chanteur comique britannique Alfred Hawthorn Hill, dit Benny Hill (1924-1992):

Le risque qu’il y ait une bombe dans un avion est de un sur un million. Le risque qu’il y ait deux bombes dans un avion est de un sur cent milliards. La prochaine fois que vous prendrez l’avion, diminuez les risques, emmenez votre bombe!

Nez:
Rye explosif, fruits frais et verts, sucre d’orge et pain d’épice. Cannelle en puissance.

Bouche:
Caramel chaud, rye ultra-épicé, bonbons à la menthe poivrée, fruits dans leur sirop, taux d’alcool qui se fait beaucoup moins subtil que prévu.

Finale:
Longue, chaude, incroyablement poivrée. Le rye continue à dominer en maître.

Équilibre:
Une bombe de rye, si l’expression se peut. Excellent.

Note:

#426 • Gibson’s Finest 12 ans

Gibson’s Finest 12 ans

40% alc./vol.
Hiram Walker & Sons Limited, Windsor, Ontario, Canada

Restons dans les whiskys canadiens aujourd’hui avec l’un peu moins illustre, du moins au Québec, Gibson’s Finest 12 ans.

La marque Gibson’s Finest en est une bien étrange. La marque fut créée en 1956 par l’américain John Gibson. Lors de la prohibition, la distillerie Schenley racheta la marque et commença à mettre en marché sa propre version du Gibson’s avec du whisky produit à sa distillerie de Valleyfield.

De nos jours, Gibson’s appartient aux écossais William Grant & Sons, la famille derrière le Glenfiddich. La production se fait pourtant chez Hiram Walker à Windsor, Ontario.

C’est aussi le whisky officiel de la Ligue Canadienne de Football.

Comme le disait si bien le journaliste, historien et écrivain américain William Lawrence Shirer (1904-1993):

Tu ne travailleras pas la journée du Sabbat, ce jour est consacré aux matches de football.

Teinte à peine ambrée et plutôt jaune pour un canadien.

Nez:
L’alcool est très présent pour un whisky à 40 degrés. Le blend de grain très jeune est ce qui saute le plus au nez, nappé d’un soupçon de vanille et de miel.

Bouche:
On reste dans le grain, la vanille et le miel, avec quelques petites épices qui tentent de sauver les meubles, mais qui frappent un mur devant sa texture incroyablement plate.

Finale:
Une chaleur moyenne perdure, mais un fort goût d’acétone est le seul souvenir qui reste après que les autres saveurs aient quitté le navire.

Équilibre:
Pas mauvais, mais comme canadian whisky de cet âge, on peut aisément trouver moins ennuyant.

Note:

#425 • J.P. Wiser’s Deluxe

J.P. Wiser’s Deluxe

40% alc./vol.
Hiram Walker & Sons Limited, Windsor, Ontario, Canada

Le plus grand des whiskys canadiens du mercredi soir, disponible pour des pinottes en SAQ, je ne vous mens pas, ça doit faire 4 bouteilles que j’achète en 2 mois, voici le J.P. Wiser’s Deluxe.

Établi depuis 1857, J.P. Wiser’s est le plus vieux whisky canadien produit en continu. C’est un whisky canadien avec un rapport qualité/prix assez imbattable. Beaucoup de gens vont lever le nez devant lors de leur magasinage, mais ce serait une erreur.

Bon, c’est certain qu’ils m’ont payé une belle visite de la distillerie l’automne dernier, mais je ne suis pas le seul à encenser cette distillerie, juste à lire la revue de l’année 2017 de mes acolytes chez Québec Whisky. C’est la définitivement meilleure distillerie commerciale canadienne. À date. Dur à croire que ça m’a pris autant de temps avant de critiquer leur expression de base…

Comme le disait si bien mon éternel pote le cardinal Léger (1904-1991) à sa servante:

Mieux vaut ne rien savoir que beaucoup savoir à moitié!

Orange pâle et doré, tournesol avec jambes qui prennent leur temps.

Nez:
Vanille, banane et érable. Grains de céréales assez proéminents. Quelques herbes et épices, mais rien ne crée de grandes attentes.

Bouche:
Fruits des champs, vanille avec très peu de bois et d’épices. Bonnes doses de caramel et de pouding chômeur. Très léger et sucré.

Finale:
On continue sur une courte vague de chêne et d’épices. Une petite amertume vient nous agresser vers la fin.

Équilibre:
Pas mauvais du tout, le plus grand des canadian whiskys de semaine.

Note:

#407 • Glen Breton Ice 10 ans Cask Strength

62.2% alc./vol.
Distillerie Glenora, Nouvelle-Écosse, Canada

Lors de mon tout premier article, il y a de cela déjà presque 5 ans, je vous avais maladroitement parlé du Glen Breton Rare 10 ans.

J’avais à l’époque évoqué l’existence d’un Glen Breton ayant été affiné en barriques de vin de glace, et de surcroit embouteillé à la force du fût, soit un solide 62.2% d’alcool.

Voici donc sans autre forme de cérémonie le tant anticipé Glen Breton Ice 10 ans Cask Strength.

Comme le disait si bien le dramaturge, poète et journaliste français Jean-Louis Aubert, que certains connaissent mieux sous le nom de l’Abbé Aubert (1731-1814):

L’homme est de glace aux trésors qu’il possède ; Il est de feu pour tout ce qu’il n’a pas.

Nez:
Céréale classique de Glenora, couplée à un vent sucré tiré du vin de glace. Hormis cela, rien pour épater la galerie.

Bouche:
Arrivée en bouche musclée, orge, épices du Cask Strength, miel acide, citron et orange. Son taux d’alcool n’est étonnamment pas trop envahissant, et rehausse même un malt qui serait autrment plat.

Finale:
Longue et épicée, elle est aidée par son degré d’alcool et son fût particulier. On imagine ici des petits gelondés de l’île d’Orléans.

Équilibre:
Normalement cette expression ne m’aurait pas excité outre mesure mais je dois dire que sa force en alcool et sa finition unique m’ont eu à l’usure…

Note:

#406 • Canadian Shield

Canadian Shield

43% alc./vol.
Les Spiritueux Ungava, Cowansville, Québec, Canada

On y va aujourd’hui avec ce qu’on pourrait appeler ou pas un blended whisky québécois, le Canadian Shield.

Québécois parce qu’il serait fait par le Domaine Pinnacle (regroupé aujourd’hui dans Les Spiritueux Ungava), plus connu pour son gin Ungava, son rhum Chic Choc, et bien sûr ses cidres. Cet assemblage serait composé de seigle, d’orge malté et de maïs, sans oublier un peu de whisky de l’ouest canadien. Pour ce qui est du fameux 9.09% d’inconnu dans le Canadian Whisky, on parlerait ici d’une touche de de rhum Chic Choc.

Comme le disait si bien l’homme d’affaires, joueur de poker et musicien quécécois Guy Laliberté (1959-), fondateur du Cirque du Soleil:

Le bons sens est le bouclier que l’intelligence brandit quand elle est fatiguée d’argumenter.

Riche roux intense représentatif du Bouclier Canadien.

Nez:
Caramel brûlé et sucre brun sont les arômes qui dominent. Sirop d’érable et canne à sucre suivent avec vanille et bois, mais aucune trace de notre sacro-saint rye canadien ne se trouve à l’horizon.

Bouche:
Doux et sucré comme arrivée. Encore vanille, caramel et cassonade. Tire d’érable et planche de chêne. Un peu d’épices enrobent le tout. Ultra-facile d’approche, trop même.

Finale:
Plutôt agréable sur ces mêmes notes méga-sucrées qui chapeautent l’ensemble depuis le commencement.

Équilibre:
Une belle expérience tout de même. Bien que fortement marquée par son 9.09% de rhum qui l’éloigne de ce que plusieurs considèreront comme un vrai de vrai whisky, c’est quand même pas méchant. De surcroît, je connais sûrement deux ou trois « whisky haters » qui tripperaient là-dessus.

Note: