#437 • Benromach 10 ans

Benromach 10

43% alc./vol.
Distillerie Benromach, Forres, Speyside, Écosse

On se tape aujourd’hui la nouvelle expression-phare de la distillerie de Gordon & MacPhail, le Benromach 10 ans.

Pour ses neuf premières années de maturation, ce malt a été contenu à raison de quatre parts sur cinq dans des fûts de bourbon pour une part de fûts de xérès. Pour une année supplémentaire, car il fallait bien arriver à dix, la totalité de l’assemblage a été vieilli en futailles de sherry.

Aux World Whisky Awards 2014, ce Benromach 10 ans a remporté l’or dans la catégorie « Meilleur Speyside Single Malt – 12 Ans et Moins ».

Comme le disait si bien la duchesse Suzanne de Bourbon, aussi comtesse de la Marche (1491-1521):

Un nain a beau se tenir sur une montagne, il n’en est pas plus grand pour cela.

Or pur qui se prélasse au soleil.

Nez:
Malt grillé, miel, tourbe et sherry nous offrent un ballet des plus enivrants. Une cuillère de Nutella marbré et un brin de phénol affirmé referment le cercle.

Bouche:
Miel et raisins secs frais. Dattes juteuses et oranges. Un discret nuage tourbe enveloppe le tout.

Finale:
Chaude et épicée, marquée par le bois et le xérès. Perdure un bon bout de temps. Cacao.

Équilibre:
Un excellent dram. On reste en terrain connu, mais ça reste fort bien exécuté.

Note:

#436 • SMWS 30.70 Glenrothes 22 ans

SMWS 30.70 Glenrothes 22 ans

52% alc./vol.
Distillerie Glenrothes, Rothes, Speyside, Écosse

« Venus in Furs ».

Aujourd’hui on passe en revue un beau Glenrothes, provenant de la Scotch Malt Whisky Society, rien de moins.

La Scotch Malt Whisky Society, ou SMWS, est le plus grand club de whisky au monde, avec plus de 26 000 membres répartis dans 16 pays. Avec leurs racines au Royaume-Uni, ils sont tellement étendus qu’ils peuvent se permettre d’acheter des fûts de whisky et de les embouteiller afin de les vendre exclusivement à leurs membres.

Toujours des single casks, embouteillés cask strength, sans aucune mention de la distillerie, leurs expressions sont toujours très prisées et encensées. Bien que le pourcentage d’alcool et l’âge du whisky soient indiqués sur la mystérieuse bouteille, aucune mention de la distillerie d’origine ne s’y retrouve. Le seul indice de son origine est sous la forme d’un cryptique code impossible à déchiffrer à mois d’avoir accès à la légende appropriée.

Le Glenrothes au menu a été distillé le 29 décembre 1989 et porte tout de même un solide 22 ans d’âge. Après tout ce temps, on en a tiré un somme toute raisonnable 218 bouteilles.

Comme le disait si bien l’auteur-compositeur-interprète soviétique Boulat Chalvovitch Okoudjava, ou Булат Шалвович Окуджава (1924-1997):

Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus. Les ordinateurs viennent de l’enfer.

Jaune doré un peu embrouillé.

Nez:
Assez raffiné avec céréales au miel, orange et chocolat, surplombé d’un vent de cuirette et de poil mouillé.

Bouche:
Belle texture sucrée, miel et gâteau aux fruits. Une épice vient nous chercher vers la fin, mais ici on parle plus de taux d’alcool qui cherche peut-être à nous rattrapper.

Finale:
Gâteau aux épices qui perdure en bouche, à l’image des meilleurs single pot stills irlandais, mais en plus puissant.

Équilibre:
Assez simple, mais démontre que parfois ça en prend peu pour obtenir de beaux résultats.

Note: