#411 • Kilchoman 100% Islay 4e édition

Kilchoman 100% Islay

50% alc./vol.
Distillerie Kilchoman, Kilchoman, Islay, Écosse

On revient aujourd’hui après un léger hiatus vers la presque artisanale Kilchoman avec une version un peu plus récente d’une des premières expressions de sa distillerie, le Kilchoman 100% Islay 4e édition.

Pour mériter cette appellation, ce Kilchoman a été produit uniquement à l’aide d’orge cultivée sur l’ile d’Islay, ce qui est un gros défi pour une distillerie de cette taille. Cet embouteillage est une combinaison de 40 ex-fûts de bourbon qui abritaient des whiskys de quatre à cinq ans d’âge. Aucun colorant ou filtrage à froid, comme tous les Kilchoman.

Comme le disait si bien le philosophe français Henri Bergson (1859-1941):

Un amateur est un artiste qui travaille pour pouvoir peindre. Un professionnel est quelqu’un dont la femme travaille pour qu’il puisse peindre.

Ultra-pâle, sur une palette Sico j’inventerais la teinte Kilchoman.

Nez:
Toujours la tourbe, mais beaucoup plus sucrée et fruitée que crasseuse. Quelques pointes de new make et de mélasse émergent de temps à autre. Citron salé.

Bouche:
Tourbe, épices, fruits, miel et caramel. Un peu de mélasse chauffée vers la fin. On goûte tristement la jeunesse.

Finale:
Chaudes épices, fumée et caramel salé. Pierre lavée et orge.

Équilibre:
Un bel exemple de distillation locale, mais si on veut un Kilchoman un peu plus vrai, on devrait se tourner vers la gamme des Machir Bay.

Note:

#404 • SMWS 10.83 Bunnahabhain 9 ans

SMWS 10.83

58.8% alc./vol.
Distillerie Bunnahabhain, Port Askaig, Islay, Écosse

« Incredibly Awwesome! »

Tant qu’à s’être tapé un Bunnahabhain avant-hier, récidivons aujourd’hui avec un autre SMWS de la même distillerie. Merci encore une fois à Québec Whisky, sans eux ces joyaux de la Scotch Malt Whisky Society ne se poseraient jamais sur ces pages.

Si vous ne connaissez pas la SMWS vous pouvez continuer à lire. Si vous préférez passer directement à l’évaluation de cet embouteillage, vous pouvez sauter les deux prochains paragraphes encore une fois sans problème.

La Scotch Malt Whisky Society, ou SMWS, est le plus grand club de whisky au monde, avec plus de 26 000 membres répartis dans 16 pays. Avec leurs racines au Royaume-Uni, ils sont tellement étendus qu’ils peuvent se permettre d’acheter des fûts de whisky et de les embouteiller afin de les vendre exclusivement à leurs membres.

Toujours des single casks, embouteillés cask strength, sans aucune mention de la distillerie, leurs expressions sont toujours très prisées et encensées. Bien que le pourcentage d’alcool et l’âge du whisky soient indiqués sur la mystérieuse bouteille, aucune mention de la distillerie d’origine ne s’y retrouve. Le seul indice de son origine est sous la forme d’un cryptique code impossible à déchiffrer à mois d’avoir accès à la légende appropriée.

Ce Bunna de 9 ans a été distillé le 20 décembre 2005 et entreposé en vieux fûts de bourbon, pour rendement de 192 bouteilles.

Comme le disait si bien justement le duc Alfred Ernest Albert de Saxe-Cobourg et Gotha (1844-1900):

Il est le quatrième enfant et le deuxième fils de la reine Victoria du Royaume-Uni et du prince Albert de Saxe-Cobourg-Gotha (futur prince Albert, Prince Consort).:

L’imprévu n’est pas l’impossible : c’est une carte qui est toujours dans le jeu.

D’une pâleur extrême, presque de l’eau!

Nez:
Mais c’est ici que s’arrête cette comparaison… Bloc de sel, algues et pierre lavée. Tourbe et miel. À l’aveugle j’aurais presque risqué un blend contenant du Kilchoman.

Bouche:
Extrêmement salé, fruits, vanille, butterscotch, épices et bois. Une constante tourbe maritime habite l’ensemble de la maison. Son taux d’alcool d’une solidité incroyable ne laissera personne indifférent.

Finale:
Encore sous le signe de la tourbe. Un peu de vanille, d’épices et de chocolat blanc perdurent sur une planche de chêne.

Équilibre:
Un dram très intéressant, mais peut-être un peu trop jeune et fougueux. Son agressivité serait probablement calmée par un peu plus de maturité.

Note:

#403 • SMWS 10.77 Bunnahabhain 6 ans

SMWS 10.77 Bunnahabhain 6 ans

61.4% alc./vol.
Distillerie Bunnahabhain, Port Askaig, Islay, Écosse

« Beware of the monster »

Un autre bel embouteillage de la SMWS passe sous la loupe. Grâce à Québec Whisky, nous pouvons savourer un Bunnahabhain 6 ans. J’aurais aimé que le premier Bunnahabhain de ce site soit un embouteillage officiel de la distillerie, mais bon on ne peut pas tout avoir. Je peux toutefois confier à Brian Cox le soin de vous apprendre à le prononcer.

Si vous ne connaissez pas la SMWS vous pouvez continuer à lire. Si vous préférez passer directement à l’évaluation de cet embouteillage, vous pouvez sauter les deux prochains paragraphes encore une fois sans problème.

La Scotch Malt Whisky Society, ou SMWS, est le plus grand club de whisky au monde, avec plus de 26 000 membres répartis dans 16 pays. Avec leurs racines au Royaume-Uni, ils sont tellement étendus qu’ils peuvent se permettre d’acheter des fûts de whisky et de les embouteiller afin de les vendre exclusivement à leurs membres.

Toujours des single casks, embouteillés cask strength, sans aucune mention de la distillerie, leurs expressions sont toujours très prisées et encensées. Bien que le pourcentage d’alcool et l’âge du whisky soient indiqués sur la mystérieuse bouteille, aucune mention de la distillerie d’origine ne s’y retrouve. Le seul indice de son origine est sous la forme d’un cryptique code impossible à déchiffrer à mois d’avoir accès à la légende appropriée.

Ce jeune Bunnahabhain de 6 ans a été distillé le 25 mai 2005 et vieilli en ex-fûts de bourbon, pour un total final de 229 bouteilles.

Comme le disait si bien justement l’acteur écossais Brian Cox (1946-):

Tout homme s’offre le luxe inestimable de prononcer son premier et son dernier mot.

Teinte d’huile de canola coupée à l’eau.

Nez:
Céréale jeune et alcoolisée au départ, suivie d’une espèce de tourbe un peu maladroite. Une mélasse de new make plane au-dessus du portrait.

Bouche:
Extrêmement jeune et épicé. Vanille, fleurs et fond d’alambic métallique. Mélasse et anis, ça goûte le new make à fond.

Finale:
Chaude mais raide. Un peu de chêne et beaucoup de poivre. Restant de métal peu invitant.

Équilibre:
Une chance que c’est un cask strength parce que dans le cas d’un Bunnahabhain, on dirait que 6 ans ce n’est clairement pas assez.

Note:

#398 • SMWS 29.151 Laphroaig 24 ans

SMWS 29.151 Laphroaig 24 ans

50.8% alc./vol.
Distillerie Laphroiag, Port Ellen, Islay, Écosse

« Polished violins and vintage cars »

Encore une fois mes potes de chez Québec Whisky ont réussi à scorer une belle bouteille de la SMWS, un phénoménal Laphroaig 24 ans!

Si vous ne connaissez pas la SMWS vous pouvez continuer à lire. Si vous préférez passer directement à l’évaluation de cet embouteillage, vous pouvez sauter les deux prochains paragraphes encore une fois sans problème.

La Scotch Malt Whisky Society, ou SMWS, est le plus grand club de whisky au monde, avec plus de 26 000 membres répartis dans 16 pays. Avec leurs racines au Royaume-Uni, ils sont tellement étendus qu’ils peuvent se permettre d’acheter des fûts de whisky et de les embouteiller afin de les vendre exclusivement à leurs membres.

Toujours des single casks, embouteillés cask strength, sans aucune mention de la distillerie, leurs expressions sont toujours très prisées et encensées. Bien que le pourcentage d’alcool et l’âge du whisky soient indiqués sur la mystérieuse bouteille, aucune mention de la distillerie d’origine ne s’y retrouve. Le seul indice de son origine est sous la forme d’un cryptique code impossible à déchiffrer à mois d’avoir accès à la légende appropriée.

Ce Laphroaig de 24 ans a été distillé le 9 novembre 1989 et vieilli en ex-fûts de xérès, pour un rendu final de 311 bouteilles.

Comme le disait si bien l’historien canadien et lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick George Francis Gillman Stanley (1907-2002):

Quand il y a trop de poil, je ne vois pubien…

Brun-doré tiré de la planche de bois trempée dans le xérès.

Nez:
On doit prendre son temps ici car une belle complexité s’ouvre à nous. Tourbe salée et dattes, chêne et cuir. On pense un peu à Bowmore. On perçoit une texture huileuse qui donne l’eau à la bouche.

Bouche:
Texture riche tel qu’attendu, arrivé en bouche raffinée, notes de fruits séchés, de tabac à pipe, de raisins juteux et d’épices mielleuses. Le tout est bien enrobé par une tourbe bien dosée.

Finale:
Solide mais tout de même adoucie par son âge. Raisins, dattes, cuir, tabac et tourbe.

Équilibre:
Un Laphroaig réussi, alors que bien des gens n’auraient pas parié sur un fût d’une telle audace.

Note:

#395 • SMWS 3.237 Bowmore 17 ans

SMWS 3.237 Bowmore 17 ans

57.2% alc./vol.
Distillerie Bowmore, Bowmore, Islay, Écosse

« A candle taking its last breath ».

Il fait toujours chaud au coeur de revisiter Bowmore, encore plus quand il s’agit d’un embouteillage de la SMWS. Ici nous avons un malt de 17 ans d’âge, distillé le 25 septembre 1997 pour un lot final de 537 bouteilles.

Si vous ne connaissez pas la SMWS vous pouvez continuer à lire. Si vous êtes déjà au courant (vous devriez vous me suivez le moindrement), veuillez rapidement sauter les deux prochains paragraphes.

La Scotch Malt Whisky Society, ou SMWS, est le plus grand club de whisky au monde, avec plus de 26 000 membres répartis dans 16 pays. Avec leurs racines au Royaume-Uni, ils sont tellement étendus qu’ils peuvent se permettre d’acheter des fûts de whisky et de les embouteiller afin de les vendre exclusivement à leurs membres.

Toujours des single casks, embouteillés cask strength, sans aucune mention de la distillerie, leurs expressions sont toujours très prisées et encensées. Bien que le pourcentage d’alcool et l’âge du whisky soient indiqués sur la mystérieuse bouteille, aucune mention de la distillerie d’origine ne s’y retrouve. Le seul indice de son origine est sous la forme d’un cryptique code impossible à déchiffrer à mois d’avoir accès à la légende appropriée.

Comme le disait si bien l’homme politique britannique John Russell (1792-1878):

Un proverbe est l’esprit d’un seul et la sagesse de tous…

Beau coloris doré teinté de sherry ambré.

Nez:
Subtil parfum tourbé et huileux. Dattes, sucre brun, orange sanguine. Confitures et marmelade, cuir et tabac. Retour de la tourbe.

Bouche:
Chaud caramel salé, cuir et pruneaux. Orge gorgée de xérès, tourbe maritime et pierre lavée, le tout dans des proportions équilibrées, quasi-parfaites.

Finale:
Chaude et langoureuse, le taux d’alcool transportant aisément sur une bonne distance des notes de bois, de cuir et de cinq poivres. Fumée d’un feu de camp au crépuscule sur le bord d’un phare d’Islay.

Équilibre:
Formidable. Un superbe coup de filet pour la SMWS. Pourquoi immanquablement les meilleurs embouteillages que l’on goûte à vie sont toujours ceux que l’on ne reverra jamais?

Note:

#391 • SMWS 29.144 Laphroaig 22 ans

SMWS 29.144 Laphroaig 22 ans

51.2% alc./vol.
Distillerie Laphroiag, Port Ellen, Islay, Écosse

« You Gotta Love This One »

Un beau clin d’oeil à nos comparses de chez Québec Whisky pour avoir mis la main sur encore un autre embouteillage de la SMWS, un fabuleux Laphroaig de 22 ans!

Si vous ne connaissez pas la SMWS vous pouvez continuer à lire. Si vous préférez passer directement à l’évaluation de cet embouteillage, vous pouvez sauter les deux prochains paragraphes que je resasse sans cesse dans ce type d’article.

La Scotch Malt Whisky Society, ou SMWS, est le plus grand club de whisky au monde, avec plus de 26 000 membres répartis dans 16 pays. Avec leurs racines au Royaume-Uni, ils sont tellement étendus qu’ils peuvent se permettre d’acheter des fûts de whisky et de les embouteiller afin de les vendre exclusivement à leurs membres.

Toujours des single casks, embouteillés cask strength, sans aucune mention de la distillerie, leurs expressions sont toujours très prisées et encensées. Bien que le pourcentage d’alcool et l’âge du whisky soient indiqués sur la mystérieuse bouteille, aucune mention de la distillerie d’origine ne s’y retrouve. Le seul indice de son origine est sous la forme d’un cryptique code impossible à déchiffrer à mois d’avoir accès à la légende appropriée.

Ce Laphroaig 22 ans a été distillé le 12 octobre 1990 et a donné un lot de 275 bouteilles.

Comme le disait si bien l’écrivain et journaliste anglais Eric Arthur Blair, mieux connu sous son nom de plume George Orwell (1903-1950):

Si quelque chose ressemble à de la merde, sent comme de la merde et a le goût de la merde. Tu n’aurais jamais du le goûter !

Pâle et légèrement trouble pour un Laphroaig.

Nez:
Oooh, peated bourbon cask, quand tu nous tiens… Tourbe médicinale, mais huileuse aussi. Feu de camp, bord de mer, bois de chêne encore humide et gorgé de bourbon qu’on fait fumer. Un caractère hyper complexe armé d’une grande douceur conférée par son âge.

Bouche:
Texture peu grasse mais quand même bien affirmée. Tourbe, fruits rouges, pierre, cuir et bois. Nuancé à souhait.

Finale:
Longue et soyeuse, avec une belle chaleur pas trop épicée qui nous laisse amplement le temps d’apprécier les différentes facettes de cet embouteillage.

Équilibre:
Un superbe voyage, un whisky avec lequel on doit prendre tout son temps, et on le fait volontiers.

Note: