#453 • SMWS 29.165 Laphroaig 20 ans

SMWS 29.165 Laphroaig 29 ans

57.4% alc./vol.
Distillerie Laphroaig, Port Ellen, Islay, Écosse

« Cigar-smoking, perfumed nurse ».

Un autre embouteillage de la SMWS nous est présenté ici avec cet excellent Laphroaig de 20 ans d’âge, portant la mention « Une infirmière parfumée qui fume le cigare »…

Il a été distillé le 4 avril 1995 et vieilli en ex-fûts de bourbon, pour un rendu de 214 bouteilles.

Si vous ne connaissez pas la SMWS vous pouvez continuer à lire. Si vous désirez immédiatement passer à la consommation de la critique de cette bouteille, veuillez sauter les deux prochains paragraphes.

La Scotch Malt Whisky Society, ou SMWS, est le plus grand club de whisky au monde, avec plus de 26 000 membres répartis dans 16 pays. Avec leurs racines au Royaume-Uni, ils sont tellement étendus qu’ils peuvent se permettre d’acheter des fûts de whisky et de les embouteiller afin de les vendre exclusivement à leurs membres.

Toujours des single casks, embouteillés cask strength, sans aucune mention de la distillerie, leurs expressions sont toujours très prisées et encensées. Bien que le pourcentage d’alcool et l’âge du whisky soient indiqués sur la mystérieuse bouteille, aucune mention de la distillerie d’origine ne s’y retrouve. Le seul indice de son origine est sous la forme d’un cryptique code impossible à déchiffrer à mois d’avoir accès à la légende appropriée.

Comme le disait si bien l’homme politique américain William Shippen, sr (1712-1801):

Certes, l’argent n’achète pas la santé, mais vous pouvez au moins vous offrir de jolies infirmières pour la faire revenir.

Le chardonnay des fûts de bourbon.

Nez:
Tourbe fruitée, agrumes et vanille, citron, herbe et terre humide. Pansements et cendre. Saisissant.

Bouche:
Tourbe, sel et citron. Chêne et épices chaudes. Des agrumes continuent le party avec vanille, fumée et retour du sel.

Finale:
Curieusement douce pour un peated à ce degré d’alcool. La tourbe se fait un peu moins voir pour laisser place au sel et au citron.

Équilibre:
Un dram tout en beauté, un Laphroaig qu’on pourrait même qualifier d’épique. Je vais ramener Patrick à l’ordre et mettre cet embouteillage dans la catégorie « Rhapsody », parce que, pour bien des raisons que nous n’énumèrerons pas ici, S&M est malheureusement un exemple maladroit de métal symphonique.

Note:

#446 • Lagavulin 8 ans 200e Anniversaire

Lagavulin 8 ans 200th

48% alc./vol.
Distillerie Lagavulin, Port Ellen, Islay, Écosse

200 ans d’histoire pour une des plus grandes, sinon LA plus grande, distilleries d’Islay, ce n’est pas rien.

En effet, en 2016 Lagavulin ont mis sur le marché quelques embouteillages commémoratifs, dont celui d’aujourd’hui, un 8 ans d’âge issu de chêne autant américain qu’européen, et embouteillé à un taux électrisant de 48% d’alcool!

Sur une note historique plus légère, Lagavulin vient du gaélique lag a’mhuilin, qui veut dire “vallon près du moulin”.

Comme le disait si bien le chanteur et auteur-compositeur de heavy metal américain Ronnie James Dio, de son vrai nom Ronald James Padavona (1942-2010):

Les gens exigent la liberté d’expression pour compenser la liberté de pensée qu’ils préfèrent éviter.

Blanc cassé, presque transparent.

Nez:
Thé, miel et cassonade. Pierre lavée, tourbe salée, phare du Fisherman’s Friend. Racé et robuste. Xérès.

Bouche:
Tourbe enflammée, algue et sel, miel et vanille. Bois sec et épices, le tout nappé d’une douceur insoupçonnée. Crème brûlée, noisettes et tourbe verte.

Finale:
Épices chaudes et bois gorgé de sherry. D’une belle longueur, la fumée iodée fait office de toile de fond pour épices, cantaloup et raisins blancs.

Équilibre:
À la hauteur de attentes et de la réputation de la distillerie. Très unique par rapport aux autres Lagavulins sur le marché. Un sacré beau coup pour souligner le bicentenaire de la distillerie. Un peu jeune, mais avec un taux d’alcool qui pondère amplement.

Note:

#443 • SMWS 3.219 Bowmore 13 ans

SMWS 3.219 Bowmore 13 ans

54.3% alc./vol.
Distillerie Bowmore, Bowmore, Islay, Écosse

« Never Far From the Sea ».

Une pierre angulaire d’Islay, un Bowmore 13 ans embouteillé cask strength pour la SMWS, on salive déjà.

Distillé le 28 mars 2000 et vieilli en fûts de bourbon de premier remplissage, la récolte finale atteint 234 bouteilles.

Si vous ne connaissez pas la SMWS vous pouvez continuer à lire. Si vous désirez immédiatement passer à la consommation de la critique de cette bouteille, veuillez sauter les deux prochains paragraphes.

La Scotch Malt Whisky Society, ou SMWS, est le plus grand club de whisky au monde, avec plus de 26 000 membres répartis dans 16 pays. Avec leurs racines au Royaume-Uni, ils sont tellement étendus qu’ils peuvent se permettre d’acheter des fûts de whisky et de les embouteiller afin de les vendre exclusivement à leurs membres.

Toujours des single casks, embouteillés cask strength, sans aucune mention de la distillerie, leurs expressions sont toujours très prisées et encensées. Bien que le pourcentage d’alcool et l’âge du whisky soient indiqués sur la mystérieuse bouteille, aucune mention de la distillerie d’origine ne s’y retrouve. Le seul indice de son origine est sous la forme d’un cryptique code impossible à déchiffrer à mois d’avoir accès à la légende appropriée.

Comme le disait si bien le tireur de compétition suisse Louis-Marcel Richardet (1864-1923):

Une mer calme n’a jamais fait un bon marin.

Jaune doré d’un soleil de midi sur le village éponyme. Nez: Bouche: Finale: Équilibre:

Nez:
Céréale sucrée et pierre lavée prennent l’avant plan sur une timide tourbe salée. Semble jeune et sucré par rapport aux embouteillages officiels.

Bouche:
Vanille, citron et tourbe. Le vrai caractère de la distillerie ressort à ce stade-ci. Minéralité légèrement déplaisante.

Finale:
Toujours la pierre lavée sur un amalgame assez ambigü de sucré-salé.

Équilibre:
Un classique Bowmore avec un taux d’alcool sacrément efficace. Un tout petit peu plus de confiance en soi aurait fait péter ce malt au-dessus de la barre des 90.

Note:

#430 • SMWS 29.140 Laphroaig 18 ans

SMWS 29.140 Laphroaig 18 ans

60.2% alc./vol.
Distillerie Laphroaig, Port Ellen, Islay, Écosse

« Juicy, Salty and Sooty ».

Un autre pilier de la SMWS est mis de l’avant ici avec ce trop facile à boire embouteillage d’un Laphroaig de 18 ans d’âge, portant le sobriquet « Juteux, Salé et plein de Suie »

Il a été distillé le 4 avril 1995 et vieilli en ex-fûts de bourbon, pour un rendu de 189 bouteilles.

Si vous ne connaissez pas la SMWS vous pouvez continuer à lire. Si vous désirez immédiatement passer à la consommation de la critique de cette bouteille, veuillez sauter les deux prochains paragraphes.

La Scotch Malt Whisky Society, ou SMWS, est le plus grand club de whisky au monde, avec plus de 26 000 membres répartis dans 16 pays. Avec leurs racines au Royaume-Uni, ils sont tellement étendus qu’ils peuvent se permettre d’acheter des fûts de whisky et de les embouteiller afin de les vendre exclusivement à leurs membres.

Toujours des single casks, embouteillés cask strength, sans aucune mention de la distillerie, leurs expressions sont toujours très prisées et encensées. Bien que le pourcentage d’alcool et l’âge du whisky soient indiqués sur la mystérieuse bouteille, aucune mention de la distillerie d’origine ne s’y retrouve. Le seul indice de son origine est sous la forme d’un cryptique code impossible à déchiffrer à mois d’avoir accès à la légende appropriée.

Comme le disait si bien la patineuse artistique canadienne, médaillée d’argent aux Jeux olympiques d’hiver de Calgary en 1988, Elizabeth Manley (1965-):

“Nos mentors sont les oranges dont nous sommes le jus.”

Pâleur de tourbe et de fût de bourbon.

Nez:
Les accents plus crasseux de cette tourbe sont gênés mais tout de même présents. Ils cèdent cependant la place à un côté médicinal plus typique à Laphroaig. Sel marin, agrumes et malt grillé. Cendré.

Bouche:
Doux et sucré, il laisse transparaître une belle tourbe citronnée et iodée. Les épices du cask strength nous poussent à accélérer notre analyse avant qu’elles ne nous noient.

Finale:
Toujours la tourbe qui nous accompagne à travers citron, poivre, miel et vanille. La complexité de l’orge revient efficacement en rétro-olfaction.

Équilibre:
Un nez sublime, une bouche intensément enflammée avec une finale qui sait doucement nous ramener sur terre, ce whisky fort en émotions aurait-il été autant à la hauteur avec un taux d’alcool plus docile? Peut-être, mais ce n’est pas de cette façon qu’on aime jouer à la SMWS.

Note:

#429 • SMWS 3.217 Bowmore 16 ans

SMWS 3.217 Bowmore 16 ans

55.6% alc./vol.
Distillerie Bowmore, Bowmore, Islay, Écosse

« A Delicatessen Shopping Basket ».

Boom, une autre des bouteilles de la SMWS avec un pilier d’Islay, un Bowmore 16 ans embouteillé cask strength, ça ne peut que promettre de grandes choses.

Distillé le 25 septembre 1997 et vieilli en ex-fûts de xérès, total de 609 bouteilles.

Si vous ne connaissez pas la SMWS vous pouvez continuer à lire. Si vous désirez immédiatement passer à la consommation de la critique de cette bouteille, veuillez sauter les deux prochains paragraphes.

La Scotch Malt Whisky Society, ou SMWS, est le plus grand club de whisky au monde, avec plus de 26 000 membres répartis dans 16 pays. Avec leurs racines au Royaume-Uni, ils sont tellement étendus qu’ils peuvent se permettre d’acheter des fûts de whisky et de les embouteiller afin de les vendre exclusivement à leurs membres.

Toujours des single casks, embouteillés cask strength, sans aucune mention de la distillerie, leurs expressions sont toujours très prisées et encensées. Bien que le pourcentage d’alcool et l’âge du whisky soient indiqués sur la mystérieuse bouteille, aucune mention de la distillerie d’origine ne s’y retrouve. Le seul indice de son origine est sous la forme d’un cryptique code impossible à déchiffrer à mois d’avoir accès à la légende appropriée.

Comme l’aurait si bien dit en pareilles circonstances le grand écrivain Samuel Langhorne Clemens, peut-être mieux connu sous son pseudonyme Mark Twain (1835-1910):

Mettez tous vos oeufs dans le même panier… et surveillez le panier.

Le beau roux-brun d’un single sherry cask.

Nez:
Dattes, fruits secs et chêne. Tout ce qu’on attend d’un vieux fût de xérès. Orange, pierre lavée et tourbe bien dosée. Cuir.

Bouche:
Texture riche et sirupeuse. Planche de chêne gorgée de sherry, prunes, raisins secs et fleur de sel. Incroyablement savoureux.

Finale:
Épices astringentes du xérès. D’une belle longueur, elle étire la fumée et les épices chaudes sur des notes de bois et de tabac. Frise presque la perfection.

Équilibre:
Un combo exquis. On se demande juste si quelques années de plus auraient pu le « pimper » un peu plus…

Note:

#428 • Old Particular Bunnahabhain 16 ans

Old Particular Bunnahabhain 16 ans

48.4% alc./vol.
Distillerie Bunnahabhain, Port Askaig, Islay, Écosse

Je vous présente aujourd’hui un exemple de cette belle gamme de l’embouteilleur indépendant Douglas Laing, de la série Old Particular, un Bunnahabhain de 16 ans d’âge.

La SAQ Signature a réussi ces dernières anneés à scorer quelques bouteilles de cette série. Bien qu’elles peuvent sembler chères aux yeux de certains, les succursales SAQ Signature nous permettent de goûter certains de ces produits si on est sage tout le reste de l’année.

Le contenu de cette bouteille a été distillé en avril 1998 et embouteillé en août 2014 depuis le fût Hogshead DL10433 qui, une fois vidé donna une récolte de 339 bouteilles.

Comme le disait si bien le diplomate et homme politique français, baron de Breteuil et baron de Preuilly, Louis Charles Auguste Le Tonnellier (1730-1807):

Ceux à qui le monde n’apparaît pas à leur goût, je leur conseille de ne pas tâcher de changer le monde mais de changer leur goût.

Assez pâle pour un Bunna.

Nez:
Poivre, terre et miel. La tourbe se fait ultra-discrète pour laisser place au citron et à la brioche à la cannelle Ikea.

Bouche:
Toujours le miel, avec une touche de vanille, de citron, d’épices et de sel marin. Généreusement poivré, mais délicieux.

Finale:
Moyennement longue mais agréable, sur de belles notes aigre-douces.

Équilibre:
Encore cher à mon goût, mais dans sa catégorie on peut dire que c’est un bon rapport qualité-prix.

Note: