#432 • Arran the Devil’s Punch Bowl Chapter III

Arran Devil's Punch Bowl 2

53.4% alc./vol.
Distillerie Arran, Lochranza, Île d’Arran, Écosse

Pour aujourd’hui, on se penche sur un embouteillage spécialde la distillerie de l’ile d’Arran, the Devil’s Punch Bowl Chapter 3.

Faisant office de conclusion à une trilogie d’inspiration infernale, cette édition s’appelle The Fiendish Finale (la finale diabolique). Elle est embouteillée à la force du fût et est composée d’un grand éventail de tonneaux, dont 8 sherry butts, 8 barriques de chêne français et 5 barils de bourbon.

Comme le disait si bien le romancier et essayiste français Paul Guth (1910-1997):

Des imprudentes ont même envoyé paître leur soutien-gorge, en oubliant que les seins aussi obéissent à la pesanteur.

Ambre légèrement rosé.

Nez:
Malt grillé délicatement fumé. Pointe de xérès avec fruits rouges et raisins.

Bouche:
Vanille, caramel et fruits des champs. Épices en feu du cask strength. Belle influence du sherry.

Finale:
Longue, épicée et chaude sur des accents de réglisse rouge et noire. Fruits rouges et fumée de cuir.

Équilibre:
Un bon dram, particulièrement à ce taux d’alcool. Diablement bon, mais pas divin.

Note:

#419 • Scapa Skiren

Scapa Skiren

40% alc./vol.
Distillerie Scapa, Kirkwall, Orkney, Écosse.

Ayant trouvé le Scapa 16 ans assez agréable, je me suis dit que je n’avais pas grand chose à perdre en essayant le Scapa Skiren, une des nouveautés de 2015 sans mention d’âge dans leur portfolio. Bon et bien devant le fait accompli je commence mes dégustations de 2018 sur une note de merde.

Depuis sa fondation en 1885, Scapa est la deuxième distillerie la plus septentrionale de l’Écosse, la première étant bien sûr Highland Park. Son ancien propriétaire avait mis la clé dans la porte en 1994, mais Pernod Ricard la ressuscita en 2005.

Bien que Scapa produit beaucoup de single malt pour des blends tels que Ballantine’s, ils ont aussi une gamme d’embouteillages propre à eux. Le nom Skiren voudrait dire en vieux norrois « cieux brillants et scintillants« . Ils ne se prennent pas pour n’importe qui.

Comme le disait si bien le journaliste et chroniqueur sportif québécois, publié dans le quotidien Le Devoir, Jean Dion (1962-) :

S’il est vrai qu’il est plus facile pour un chameau de passer à travers le chas d’une aiguille que pour un riche d’entrer au Royaume des cieux, un constat s’impose : il n’y a pas de sport professionnel au paradis.

Nez:
Céréales, miel et vieille poche. Rappelle certains malts des Lowlands. Pommes vertes, chêne et citron.

Bouche:
Miel, poires, pommes, épices, bois et vague arrière-goût de renfermé. Paraît beaucoup plus fort qu’il ne l’est en réalité.

Finale:
Épices, poivre et planche de chêne trop amère. Agrumes pourris, je ne veux pas finir mon verre.

Équilibre:
Je le trouverais passable pour un NAS d’entrée de gamme, mais au prix demandé ce single malt est une vraie honte.

Note:

#417 • Highland Park Magnus

Highland Park Magnus

40% alc./vol.
Distillerie Highland Park, Kirkwall, Orkney, Écosse.

Belle nouveauté chez nos voisins de l’est, les toujours avant-gardistes ANBL, un HP du peuple! En exclusivité nord-américaine, Highland Park nous offre sa dernière création sans mention d’âge pour la maigrelette somme de 50$ la bouteille, le Highland Park Magnus.

Introduit dans la gamme Highland Park en Septembre 2017, le Magnus porte ce nom en l’honneur du légendaire contrebandier et fondateur de la distillerie, Magnus Eunson. Il aurait été un des déscendants des Vikings qui ont colonisé l’Orcadie il y a des siècles, et on dit qu’il fabriquait du whisky bien avant la fondation officielle de HP en 1798.

Si vous avez soif de légendes au sujet de Magnus, je vous invite à parcourir mes autres critiques de Highland Park, dans lesquelles j’essaie de poivrer tant bien que mal un peu de son histoire rocambolesque.

Quant à l’expression devant nous, on parle d’une forte proportion de fûts de chêne américain ayant contenu du xérès, ainsi que quelques ex-fûts de bourbon. Tout pour nous accrocher, quoi…

Comme le dit si bien l’écrivain américain récipiendaire du prix Nobel de littérature en 1962, John Steinbeck (1902-1968):

Un synonyme est un mot qu’on écrit pour remplacer celui dont on ne connaît pas l’orthographe.

Nez:
On reconnaît tout de suite au nez le caractère HP. Orge, miel, fleurs, bruyère, fumée, malt grillé et xérès.

Bouche:
Texture adéquate, malt, miel, épices, chêne et légère tourbe. Xérès, pruneaux, raisins secs et sel marin.

Finale:
Caramel et gâteau aux fruits. Plus courte qu’on ne l’aurait souhaité.

Équilibre:
Excellent single malt pour toutes les occasions, avec de surcroît un prix incroyable. Serait-on en train d’assister à la fin des mentions d’âge chez Highland Park aussi?

Note:

#409 • Highland Park Ambassador’s Choice 10 ans

Highland Park Ambassador's Choice 10 ans

55.8% alc./vol.
Distillerie Highland Park, Kirkwall, Orkney, Écosse.

Un beau petit Highland Park, ça ne fait pas de tort à personne. On remercie encore ici la gang de Québec Whisky pour les belles opportunités gustatives.

Le Highland Park Ambassador’s Choice 10 ans est un embouteillage qui comporte une partie de malt vieilli en fûts de chêne américain afin de lui conférer un bout de caractère qui n’est pas souvent retrouvé chez HP. Originalement conçu pour le marché suédois, il est maintenant disponible un peu partout (sauf bien sûr en SAQ, voyons).

Comme le disait si bien Darth Vader en 1977:

Si c’est est un vaisseau plénipotentiaire, où est l’ambassadeur?

Beau Highland Park doré, avec une touche de xérès rosé.

Nez:
Tourbe herbeuse et bruyère à la HP, bardée de raisins. de cuir et de xérès. Miel et terre humide.

Bouche:
Miel sucré, raisins et bois sec. Un peu de cuir et de tourbe. Les épices viennent faire le party vers la fin.

Finale:
Relativement longue, elle nous tient avec de fortes notes d’épices et de vanille. Le sherry devient ici un peu plus ranci malheureusement.

Équilibre:
Belle rondeur, comme la plupart des HP, mais sa finale vient nous décevoir un peu trop à mon avis.

Note:

#400 • Highland Park 16 ans Odin

Highland Park Odin

55.8% alc./vol.
Distillerie Highland Park, Kirkwall, Orkney, Écosse.

On est quand même rendu à 400 articles… quoi choisir comme whisky? La Valhalla Collection chez Highland Park me paraît appropriée, donc après avoir parlé du Thor, du Loki et du Freya, je vais dans l’intérêt de cette étape importante me pencher maintenant sur le dernier opus de la collection, le Odin.

Point culminant de la collection, le Odin a été nommé ainsi pour le dieu éponyme de la mythologie nordique. Pour le père de Thor et roi d’Ásgard, il ne fallait rien de moins qu’un single malt vieilli 16 ans en barriques de xérès et embouteillé à la force remarquable de 55.8% d’alcool.

Comme le disait si bien notre bon vieux pote Churchill (1874-1965):

J’ai bien peur que l’étape transitoire nécessaire entre le communisme et le capitalisme ne reste l’alcoolisme.

Ambré et cuivré à souhait. Jambes plutôt épaisses qui prennent leur temps.

Nez:
Miel épais et fumée de bruyère plus timide. Léger cuir, vanille et mûres. Musc et xérès. Plutôt bien ficelé.

Bouche:
Beau punch d’épices à l’arrivée. Des notes épaisses de sherry prennent par la suite le dessus. Fruits séchés, bois, poivre et fumée.

Finale:
La typique fumée de HP nous guide à travers un océan de xérès et d’épices. Longueur et la chaleur de cette finale s’étire à perte de vue.

Équilibre:
Un excellent scotch, une vraie beauté à garder dans son armoire. La question demeure êtes-vous prêts à allonger 400$ pour ça?

Note:

#397 • Highland Park 15 ans

Highland Park 15 ans

47.5% alc./vol.
Distillerie Highland Park, Kirkwall, Orkney, Écosse.

Il me fait toujours plaisir de revenir à un verre de la distillerie Highland Park. Ici on s’attaque à un moineau un peu moins connu, le Highland Park 15 ans.

Introduit en 2003 comme une exclusivité, vanté comme étant encore produit selon les mêmes normes d’innovation et de qualité qui ont fait la renommée de la distillerie qui nous a donné les meilleurs spiritueux au monde, ce HP a la tâche ardue de tenter d’atteindre le même podium que ses frères de 12 et 18 ans.

Comme le disait si bien le golfeur américain Daniel Sawyer (1882-1937):

Les caddies sont les enfants de la balle. Ramasser les pourboires est le souci des caddies. Ramasser les balles, le cadet de leurs soucis.

Entre sherry doré et caramel acajou.

Nez:
Miel, bruyère fumé et chêne salé, c’est un HP classique, pas de doute là-dessus. Beau fond d’orge savoureuse et de malt grillé.

Bouche:
Miel docile et sucré qui n’hésite pas à obscurcir, du moins au début, le bruyère floral. Mais heureusement ce dernier ne tarde pas à faire un retour en force, marqué d’épices et de tourbe subtile.

Finale:
Ornée de belles notes de fleurs, de tourbe, de cerise, de chêne et de poivre, mais avec une courte durée qui lui coûte quelques points.

Équilibre:
Nez plaisant, bouche extraordinaire, finale courte mais solide, tous les ingrédients y sont, mais tristement ce fils cadet de Highland Park est un peu inférieur à ses frères le 12 et le 18 ans.

Note: