#422 • Hart Brothers Blended Malt 17 ans Port Finish

Hart Brothers Blend 17 Port Finish

50% alc./vol.
Hart Brothers, East Kilbride, South Lanarkshire, Écosse

Au moment d’écrire ces lignes, il reste encore en SAQ une poignée de ces bouteilles de l’indépendant Hart Brothers, un blended malt de 17 ans affiné en fûts de porto.

Bien au contraire des singles malts de l’embouteilleur, qui ne font pas toujours l’unanimité chez les whisky geeks, ses blends (il en existe aussi un avec finition en fûts de xérès) nous offrent une belle surprise…

Comme le disait si bien l’avocat et ancien maire de Montréal Jean Drapeau (1916-1999):

Le sexe c’est comme une partie de cartes. Si tu n’as pas un bon partenaire tu es mieux d’avoir une bonne main…

Ambre bruni avec une touche orangée et rosée, attendue d’un tel fût.

Nez:
Bol de céréales nappées de crème anglaise. Miel et vanille percent avec une influence minime du fût de porto. Léger caramel.

Bouche:
Mielleux mais affirmé. Fruits rouges et vanille supportés par les épices et le caramel salé, pour en finir avec une vague de vin rouge.

Finale:
Moyennement longue, sur des notes épicées et vineuses nous évoquant un dessert de vin portugais fortifié.

Équilibre:
Choix sensé d’embouteiller à 50% d’alcool. Somme toute bien intéressant, comme quoi Hart est meilleur en tant qu’assembleur que simple embouteilleur.

Note:

#420 • Big Peat Cask Strength Edition Christmas 2014

Big Peat Christmas 2014

55.7% alc./vol.
Douglas Laing, Glasgow, Lowlands, Écosse.

Un p’tit blend pour commencer la semaine? Dommage qu’on soit passé Nowelle…

Établi en 1948, Douglas Laing & Co est un embouteilleur indépendant avec ses racines à Glasgow qui a produit des séries reconnues telles que Provenance, Old Particular, Clan Denny et Big Peat.

Le Big Peat Christmas, édition 2014, est embouteillé à la force du fût, à la hauteur de 55.7% d’alcool. Ce blend particulièrement tourbé comprend des malts provenant de Caol Ila, Bowmore, Ardbeg et même de feu la légendaire Port Ellen.

Je vais citer ici une fois de plus le plus grand romancier de l’époque victorienne, Charles John Huffam Dickens (1812-1870):

Ne dites pas de mal du temps qu’il fait, s’il ne changeait pas, neuf personnes sur dix ne sauraient pas comment engager la conversation.

Nez:
Claque sur la gueule de tourbe, comme le bonhomme sur la bouteille. Vanille, crème fraîche, herbe et épices. céréales et viande fumée à la fin.

Bouche:
Malt grillé, céréales, tourbe, épices en puissance, sucre blanc. La tourbe est assez crasseuse et rappelle les meilleurs feux de camp.

Finale:
Longue et puissante, avec des touches de tourbe sale, de sel de mer et d’anis.

Équilibre:
C’est le 24 au soir, il fait tempête dehors, ne cherchez pas plus loin, c’est le scotch à boire.

Note: