#431 • Macallan 12 ans Double Cask

Macallan 12 Double Cask

40% alc./vol.
Distillerie Macallan, Craigellachie, Speyside, Écosse

Son passage aux No-Age Statement s’étant heurté à beaucoup de critiques de la part des amateurs de scotch, on assiste ici à un retour aux sources pour Macallan avec une nouvelle expression, le 12 ans Double Cask.

C’est un assemblage de fûts de chêne américain et espagnol, tous deux ayant contenu du xérès. La proportion de chêne américain est légèrement supérieure, mais soyez assurés que le tout a été soigneusement vieilli pendant au moins 12 ans.

Comme le disait si bien le célèbre astronome bavarois Johannes Kepler (1571-1630):

Un enfant prodige est un enfant dont les parents ont beaucoup d’imagination.

Doré assez léger rappelant le Macallan Gold.

Nez:
Orge, malt, miel, vanille et fleurs blanches. L’influence du xéres y est, mais bien plus discrète que dans les autres embouteillages agés de la distillerie. Une fois reposé, le caramel, les fruits secs et le toffee se révèlent.

Bouche:
Miel, vanille et sherry épicé, quoique légèrement timide. Assez frais mais pas jeune. Le vieillissement est bien contrôlé. Le bois et le caramel arrivent dès la seconde gorgée.

Finale:
Chaude et épicée, elle nous offre une longueur raisonnable. Notes de bois sec, de sherry et de vanille. Pointe de cacao.

Équilibre:
Le retour de l’enfant prodige. Bien que la distillerie revient enfin avec une mention d’âge sur la bouteille, Macallan reste Macallan, donc son prix est fixé en conséquence.

Note:

#430 • SMWS 29.140 Laphroaig 18 ans

SMWS 29.140 Laphroaig 18 ans

60.2% alc./vol.
Distillerie Laphroaig, Port Ellen, Islay, Écosse

« Juicy, Salty and Sooty ».

Un autre pilier de la SMWS est mis de l’avant ici avec ce trop facile à boire embouteillage d’un Laphroaig de 18 ans d’âge, portant le sobriquet « Juteux, Salé et plein de Suie »

Il a été distillé le 4 avril 1995 et vieilli en ex-fûts de bourbon, pour un rendu de 189 bouteilles.

Si vous ne connaissez pas la SMWS vous pouvez continuer à lire. Si vous désirez immédiatement passer à la consommation de la critique de cette bouteille, veuillez sauter les deux prochains paragraphes.

La Scotch Malt Whisky Society, ou SMWS, est le plus grand club de whisky au monde, avec plus de 26 000 membres répartis dans 16 pays. Avec leurs racines au Royaume-Uni, ils sont tellement étendus qu’ils peuvent se permettre d’acheter des fûts de whisky et de les embouteiller afin de les vendre exclusivement à leurs membres.

Toujours des single casks, embouteillés cask strength, sans aucune mention de la distillerie, leurs expressions sont toujours très prisées et encensées. Bien que le pourcentage d’alcool et l’âge du whisky soient indiqués sur la mystérieuse bouteille, aucune mention de la distillerie d’origine ne s’y retrouve. Le seul indice de son origine est sous la forme d’un cryptique code impossible à déchiffrer à mois d’avoir accès à la légende appropriée.

Comme le disait si bien la patineuse artistique canadienne, médaillée d’argent aux Jeux olympiques d’hiver de Calgary en 1988, Elizabeth Manley (1965-):

“Nos mentors sont les oranges dont nous sommes le jus.”

Pâleur de tourbe et de fût de bourbon.

Nez:
Les accents plus crasseux de cette tourbe sont gênés mais tout de même présents. Ils cèdent cependant la place à un côté médicinal plus typique à Laphroaig. Sel marin, agrumes et malt grillé. Cendré.

Bouche:
Doux et sucré, il laisse transparaître une belle tourbe citronnée et iodée. Les épices du cask strength nous poussent à accélérer notre analyse avant qu’elles ne nous noient.

Finale:
Toujours la tourbe qui nous accompagne à travers citron, poivre, miel et vanille. La complexité de l’orge revient efficacement en rétro-olfaction.

Équilibre:
Un nez sublime, une bouche intensément enflammée avec une finale qui sait doucement nous ramener sur terre, ce whisky fort en émotions aurait-il été autant à la hauteur avec un taux d’alcool plus docile? Peut-être, mais ce n’est pas de cette façon qu’on aime jouer à la SMWS.

Note: