#427 • Buffalo Trace Antique Collection William LaRue Weller 2016

Buffalo Trace Antique Collection William LaRue Weller 2016

67.7% alc./vol.
Distillerie Buffalo Trace, Frankfort, Kentucky, États-Unis

On va se gâter aujourd’hui avec un bourbon aussi rare que stellaire, j’ai nommé le Buffalo Trace Antique Collection William LaRue Weller 2016.

Produite chez Buffalo Trace, la série W.L. Weller est une gamme de bourbons contenant un bon apport de blé, chose qu’aurait instauré en 1849 son concepteur éponyme. Le fait de remplacer le seigle par le blé dans ces cas-ci rend le bourbon plus doux et posé. Le William LaRue Weller est un embouteillage annuel rare et exclusif introduit en 2005, toujours présenté à la force du fût.

Comme le disait si bien l’auteur américain de romans, de nouvelles et d’essais de science-fiction Philip Kindred Dick (1928-1982):

Un pessimiste c’est quelqu’un qui regarde des deux côtés avant de traverser une rue à sens unique.

Nez:
Distingué, prunes, dattes et tabac aromatisé rappelant certains vieux sherry casks. Agrumes et caramel brûlé. Aucune trace de son taux d’alcool. Il passe par les arbres. Soyeux.

Bouche:
Doux, caramel, épices aiguisées, maïs en puissance calmé par des notes de cerise et de bois. Enflammé.

Finale:
Pourtant le feu de l’esprit part en fumée aussitôt la gorgée avalée. Bois sec et poussiéreux du fût.

Équilibre:
Une grande bouteille, ne serait-ce que pour la chance de mettre la main sur l’une d’entre-elles. À savourer avec prudence et respect.

Note:

#402 • George Dickel Rye

George Dickel Rye

45% alc./vol.
Distillerie George Dickel, Cascade Hollow, Tennessee, États-Unis

On y va aujourd’hui avec un premier article sur à peu près la seule autre distillerie de Tennessee Whiskey, George Dickel. Mise sur pied en 1877, c’est une autre distillerie qui fait à ce jour partie de l’empire Diageo PLC.

Nous nous attarderons pour commencer à leur Rye Whisky. Fait à noter que contrairement à la grande majorité des américains, George Dickel ont intentionnellement omis le « e » dans le mot « whisky ». Ils disent qu’ils l’écrivent à l’écossaise Parce que selon le fondateur lui-même, les whiskys George Dickel seraient d’aussi grande qualité et aussi doux que les meilleurs scotchs.

Comme le disait si bien l’acteur américain et activiste politique John Charles Carter ou Charlton John Carter, mieux connu sous le nom de Charlton Heston (1923-2008):

Les hommes qui donnent un nom à leur pénis le font parce qu’ils détestent qu’un inconnu prenne 99% des décisions à leur place.

Orange léger, tangerine, un peu diffus.

Nez:
Comme pour tous les rye whiskys, le nez ne ment jamais. Seigle, pommes et vanille, épices et petits fruits rouges. Bois de chêne.

Bouche:
Belle texture veloutée. Fruits des champs, pommes Granny Smith, cannelle, vanille et clou de girofle. Personne ici n’est surpris, mais on aime bien l’ensemble.

Finale:
Chaude, sur les épices du seigle et la planche de chêne presque poussiéreuse.

Équilibre:
Un excellent rye de base de la pyramide. Un scandale de ne pas avoir ça en SAQ, ne serait-ce que pour avoir un autre Tennessee Whiskey que le Jack…

Note:

#396 • Woodford Reserve Four Wood Selection

Woodford Reserve Four Wood

47.2% alc./vol.
Woodford Reserve Distillery, Versailles, Kentucky, États-Unis

C’est comme ça à tous les ans, on ne peut pas vraiment publier le 4 juillet autre chose qu’un bon vieux whiskey américain. N’allons-y pas de main morte avec un Woodford Reserve Four Wood Selection.

On appelle cette édition spéciale de 2012 le Four Wood dû à son séjour dans quatre types de fûts différents, chose très rare dans l’industrie du bourbon. Ce mélange de chêne américain, de fût de xérès, de fût de porto et de bois d’érable nous offre un whiskey qui pack un beau gros punch aux fruits.

Comme le disait si bien l’acteur, réalisateur, compositeur et producteur de cinéma américain Clinton « Clint » Eastwood (1930-) :

Un Smith & Wesson bat quatre as.

Bourbon roux, presque rouge.

Nez:
Hors du commun, on croirait à autre chose qu’un whiskey américain. Chêne et biscuits secs style « Thé Social », pain et maïs. Vanille et raisins, cerise noire. Caramel brûlé.

Bouche:
Toujours chêne et épices, bois poussiéreux, cerise, maïs et poires. Pomme et nectarine. Vraiment unique.

Finale:
Courte mais punchée par des notes de porto, de pommes et de bois.

Équilibre:
Un superbe exemple d’un affinage spécial pour un bourbon, chose inusitée dans l’industrie.

Note:

#372 • Woodford Reserve

Woodford Reserve

46.2% alc./vol.
Woodford Reserve Distillery, Versailles, Kentucky, États-Unis

On fait du saumon avec, on l’encense dans le monde du bourbon, mais on ne s’y est jamais sérieusement ou simplement arrêté ici, voici le bon vieux Woodford Reserve.

C’est pas si souvent que ça qu’on visite la base de la pyramide, mais on a affaire ici à un bourbon qui est un peu ici la définition même de l’appellation.

Je vais devoir citer ici pour une seconde fois l’acteur, réalisateur et producteur américain Larry Martin Hagman, mieux connu pour son rôle de J.R. dans Dallas (1931-2012):

On ne peut désigner le sommet d’une pyramide sans localiser sa base.

Roux-ambré classique du bourbon.

Nez:
Épices et fruits séchés nous accueillent. Raisins, maïs, caramel et vanille. Un 2e nez révèle encore du caramel, mais brûlé cette fois-ci.

Bouche:
Belle texture, notes de caramel, de salade de fruits, de miel et de maïs, surplombé de vanille. Retour du toffee et du butterscotch.

Finale:
Agréable longueur ponctuée d’épices et de vanille. Chêne grillé et maïs nous portent vers une agréable finition sirupeuse.

Équilibre:
Superbe pour une expression de base. Un incontournable à avoir dans sa collection de bourbons.

Note:

#339 • Bulleit Bourbon 10 ans

Bulletin Bourbon 10

45.6% alc./vol.
Groupe Diageo / Lawrenceburg Distillers Indiana, Lawrenceburg, Indiana, États-Unis

La réputation du bourbon gorgé de rye d’Augustus Bulleit n’est plus à faire aujourd’hui. Mais ne pouvant s’arrêter à une seule recette, voici une édition spéciale vieillie plus longtemps, le Bulleit Bourbon 10 ans…

Il est issu d’une sélection de fûts de chêne américain carbonisés qui ont été mis spécialement de côté par Tom Bulleit lui-même pour une maturation additionnelle.

Comme le disait si bien l’acteur américain Lee Van Cleef (1925-1989):

L’adolescence commence le jour où, lorsqu’il regarde un western à la télé, un enfant préfère voir le cowboy embrasser la fille plutôt que son cheval.

Un bel ambre orangé fidèle à son emballage.

Nez:
Très doux avec épices du rye, vanille, pain chaud et bois de pin. Son vieillissement supplémentaire l’a considérablement adouci.

Bouche:
Toujours doux et sucré. Seigle et maïs, épices et chêne carbonisé. Orange confite et cannelle en puissance.

Finale:
Les oranges sucrées nous déposent sur un chemin à la poursuite des épices du seigle et du chêne, mais ces saveurs ont tendance à prendre la fuite avant que nous ne puissions pleinement en profiter.

Équilibre:
Un bourbon plus que respectable, avec un équilibre et une complexité dont il ne faut pas avoir honte. Taux d’alcool efficace, emballage vintage, maturation appropriée. Solide.

Note:

#332 • Baker’s 7 ans Kentucky Bourbon

Baker's Bourbon

53.5% alc./vol.
Distillerie James B. Beam, Clermont, Kentucky, États-Unis

Un autre embouteillage de Jim Beam, le Baker’s fait partie de sa collection premium, qui comprend aussi le Booker’s, le Knob Creek et le Basil Hayden.

Une distillation en petits lots et à un taux d’alcool légèrement inférieur à la moyenne donnerait au Baker’s la chance d’extraire encore plus de saveurs de vanille, de noix et de fruits secs de son fût.

Il a été baptisé ainsi en l’honneur de Baker Beam, le petit-neveu du légendaire Jim Beam.

Comme le disait si bien le mathématicien américain, philosophe, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées, surtout connu comme le père fondateur de la cybernétique, Norbert Wiener (1894-1964):

L’homme qui mange son pain ne s’inquiète pas de la satisfaction qu’éprouve, ou n’éprouve pas, le pain d’être mangé.

Un autre bourbon cuivré, maudits soient les dimmers du Morrin.

Nez:
Incroyablement doux et sournois, il cache bien son jeu au niveau de son taux d’alcool. Maïs, épices, arachides, puis caramel et vanille, pour terminer sur une bonne bouffée de chêne juteux.

Bouche:
Comme tous les bons cask strength, l’alcool brûlant et les épices nous courent après, toutefois on peut prendre le temps de déceler caramel salé, maïs, vanille et salade de fruits dans son sirop.

Finale:
Si ce n’était du maïs épicé, défiant toute logique et raison la plupart des conditions gagnantes d’un bon sherry cask seraient réunies. Saisissant!

Équilibre:
Un autre deal de mongole en SAQ. Profitez-en pendant que ça passe!

Note: