#414 • Gordon & MacPhail Mortlach 15 ans

G&M Mortlach 15 ans

46% alc./vol.
Distillerie Mortlach, Dufftown, Speyside, Écosse

La distillerie Mortlach destine la plus grande partie de sa production aux blends Johnnie Walker.

Quelques embouteillages single malt officiels sont disponibles, mais il ne faut pas passer sous silence certaines expressions d’embouteilleurs indépendants comme ce Gordon & MacPhail Mortlach 15 ans.

C’est un malt qui a vieilli en fûts de xérès de premier et de deuxième remplissage.

Comme le disait si bien mon chum de brosse Churchill (1874-1965):

Un fonctionnaire qui reconnaît son inutilité est un fonctionnaire qui mérite notre respect.

Ambre classique avec des jambes grasses et rapides.

Nez:
Xérès et orange sanguine nous sautent au nez, suivi d’épices, de pruneaux et de beau malt grillé. On ne peut plus alléchant.

Bouche:
Plutôt léger à l’atterissage, on s’attendrait à un poids et à une richesse supérieures pour un whisky vieilli 15 ans en fût de sherry. On apprécie tout de même sans grogner la vanille et les épices du chêne, des fruits séchés et une touche de gingembre.

Finale:
Épices astringentes du sherry nous accompagnent pour une douce déscente sur une planche de chêne vers une couverture réconfortante, douce et sucrée.

Équilibre:
Un très respectable sherry cask, provenant d’une distillerie qu’on ne voit, grâce à Diageo, malheureusement pas assez.

Note:

#413 • Tomatin 14 ans

46% alc./vol.
Distillerie Tomatin, Inverness, Highlands, Écosse

Outre le Movember et le Thanksgiving américain, Novembre est aussi le mois où a lieu le Festival des Spiritueux du Nouveau Brunswick, endroit où il est aisé d’aller goûter et ramener des trucs qui ne sont pas encore à notre bien-aimée Commission des Liqueurs.

C’est dans une des dernières éditions du festival que j’ai eu l’occasion de goûter tel Kevin Spacey à un beau Tomatin 14 ans.

Ce Tomatin 14 ans est arrivé sur le marché en 2014. Il a été vieilli en fûts de bourbon, mais aussi affiné en fûts de porto afin de lui léguer un petit côté vin fortifié.

Encore une fois, la bouteille étant indisponible pour un photo-shoot, je me suis rabattu sur un cascadeur de la toile.

Comme le disait si bien le docteur Emmett Lathrop « Doc » Brown (1938-):

La route? Là où on va, on n’a pas besoin de route!

Nez:
Jeune et herbeux, vanillé et mielleux. Vire tranquillement sur la vieille poche de hockey des Lowlands.

Bouche:
Frais et fruité. Un petit côté sherry, probablement dû au port cask, ressort ici. Épices et cuir. Réussit quand même bien à nous convaicre de son âge.

Finale:
Épicé et cuiré, on savoure un peu plus son séjour en fût ici.

Équilibre:
Hormis son nez, je dois avouer que j’ai jugé un peu trop vite ce dram. Il se défend bien, mais pas à n’importe quel prix.

Note: